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IV. Quelle place ont ces chaînes dans la société ?

  • tanzeymike
  • 24 mai 2023
  • 2 min de lecture

Se

lon David Medioni, directeur de l'Observatoire des médias, le renouveau de CNews est calé purement et simplement sur le modèle de la Fox.

Si je parle de renouveau, c’est parce qu’il y a eu un avant et après 2016 et le rachat du groupe CANAL+ par l’homme d’affaires Vincent Bolloré. La chaine I-Télé faisant partie de ce groupe jouit d’une bonne presse auprès de quasiment tous les acteurs et est même vue comme plus sérieuse que sa principale concurrente BFMTV, qui mise beaucoup, pour ne pas dire tout, sur la mise en scène de l’information et l’adrénaline du direct. Seulement voilà, la chaine perd près de quarante millions d’euros par an. Pour y remédier un virage pour le moins clair est pris, avec pour but doubler l’audience et si possible gagner de l’argent. Pour y arriver, le groupe décide d’utiliser deux moyens. Le premier consiste à réduire de moitié les effectifs afin de faire baisser les couts de fabrication et le deuxième est le pari de faire de la chaine, une chaine de débats et d’opinions.

Fox News a été créée aux États-Unis, en 1996 par l’homme d’affaires australien Rupert Murdoch. La chaine a été conçue dans le but de contrecarrer ce qu’il considérait comme une mainmise sur l’opinion publique et les médias de la part du parti démocrate américain.

Pour le journaliste de Vanity Fair, Gabriel Sherman, la chaine a, de part ses boucles d’informations ainsi que ses débats thématisés « largement contribué à façonner le débat national en promouvant par, exemple, l’invasion de l’Irak en mars 2003. »

En France, pouvons-nous faire le même procès à CNews ? Est-ce lorsqu’une ancienne sage du CSA, en la personne de Christine Kelly, poste un sondage intitulé « Qui ment le plus : Les médias, Trump ou les deux ? » Les œillères ne viennent-t’elles pas d’êtres installés sur le visage du téléspectateur ? Lorsqu’Éric Zemmour affirme que « les médias américains ont fait l’élection … en coupant le micro de Donald Trump », le débat n’est-il pas déjà façonné ? Quand bien même l’intéressé affirme ne pas être en mesure de sourcer ses propos.

Lorsqu’une chaine affirme que d’autres personnes ne représentent « rien ni personne » tout en clamant haut et fort être suivi par « des millions de téléspectateurs », il est difficile de dire qu’il n’y a aucune volonté de conditionner l’auditoire. Pour le français lambda, qui fait confiance aux personnes qui lui parlent, qui ne fait pas spécialement la différence entre l’éditorialiste, le polémiste, le chroniqueur et le journaliste, ces gens-là sont forcément dans le vrai.

Pascal Praud, animateur vedette de la chaine se veut être « celui qui dit tout haut ce que l’on ne peut plus dire ». Une façon de récupérer toutes les personnes qui ont ce sentiment. La façon d’articuler les débats, avec cette façon de quasiment toujours finir en prise de bec est aussi une façon de montrer au téléspectateur que sur cette chaine, le discours est libre, loin des cadres et stéréotypes des autres.

Néanmoins, il est important de préciser que les espaces publicitaires avant, pendant et après l’émission « Face à l’info » ne sont pas commercialisés, faute de clientèle.

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